Le niveau d’investissement prévu pour Andeme fait également l’objet de comparaisons avec d’autres aéroports construits récemment en Afrique.
Selon Fly Gabon, les coûts de plusieurs infrastructures comparables en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest se situeraient entre 42 et 110 milliards FCFA.
Ces chiffres alimentent les interrogations sur le coût du projet gabonais.
L’enjeu est désormais de déterminer si le futur aéroport pourra atteindre un équilibre financier sans créer une pression supplémentaire sur les tarifs aériens.
Cette question est d’autant plus importante que les redevances représentent déjà une partie du coût payé par les passagers.
Un projet stratégique pour le Gabon
Malgré ces interrogations, Andeme reste un projet stratégique pour le Gabon.
Le futur aéroport doit permettre au pays de disposer d’une infrastructure répondant aux standards internationaux. Il doit aussi accompagner la progression du trafic de passagers et de marchandises.
Le projet figure parmi les investissements prévus dans le secteur des transports par la loi de finances 2026.
Cette programmation comprend notamment les études liées au nouvel aéroport d’Andeme et la réhabilitation de plusieurs infrastructures existantes.
Le projet est également présenté comme un potentiel levier de création d’emplois et de développement urbain dans la zone du Komo-Kango.La principale difficulté est désormais financière.
Sur une enveloppe globale de 259 milliards FCFA, 81 milliards FCFA ont déjà été décaissés. Il reste donc 178 milliards FCFA à mobiliser.
La réussite du projet dépendra de la capacité de GSEZ Airport SA et de l’État à sécuriser ces ressources.
Dans le même temps, le nouveau régime de la R4 devrait continuer à susciter des discussions avec les compagnies aériennes. Les modalités de collecte et d’utilisation de cette ressource seront également suivies de près.
Pour Andeme, l’enjeu n’est donc plus seulement de construire un nouvel aéroport.
Il s’agit désormais de boucler son financement, maîtriser son coût et préserver l’équilibre économique du transport aérien.
Le projet devra ainsi trouver un équilibre entre les intérêts de l’État, les exigences des financeurs, les besoins des opérateurs aériens et le pouvoir d’achat des passagers.






