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lundi, septembre 21, 2026
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FORET, MINES, AGRICULTURE : LE WWF VEUT CONCILIER PRODUCTION ET PRESERVATION DES RESSOURCES

Au Gabon, la performance économique des secteurs fondés sur les ressources naturelles ne peut être dissociée de leur gestion environnementale. Dans un entretien exclusif accordé à Économie Gabon Plus, Nathalie Nyare Essima, Directrice Nationale du WWF Gabon, défend une approche conciliant production, compétitivité et réduction des impacts sur les ressources naturelles.

Des secteurs au cœur de l’économie.

« Pour un pays comme le Gabon engagé dans le développement durable, la préservation de l’environnement et la compétitivité économique sont indissociables », affirme la Directrice Nationale du WWF Gabon. Elle rappelle que l’économie gabonaise repose en très grande partie sur l’exploitation du pétrole, des ressources minières et forestières ainsi que sur l’agro-industrie. Ces activités exercent des pressions plus ou moins importantes sur l’environnement et les ressources naturelles. Pour le WWF, l’objectif n’est toutefois pas de supprimer ces impacts, mais de les minimiser ou de les atténuer par l’application de bonnes pratiques et de normes reconnues au niveau international.

Des standards pour encadrer la production.

Dans la forêt, le WWF fait notamment la promotion de la certification FSC. Pour le secteur du palmier à huile, l’organisation soutient la norme RSPO. Ces certifications doivent permettre d’intégrer des exigences environnementales et sociales dans les activités économiques tout en facilitant l’accès aux marchés. Pour les secteurs des mines et de l’agriculture, le WWF a travaillé avec les acteurs concernés dans le cadre du projet BIODEV2030. Cette démarche a permis d’identifier et de promouvoir des Instruments de Politiques Publiques Sectorielles (IPPS) favorables à la biodiversité. Elle a également abouti à l’élaboration d’une note d’orientation destinée à renforcer la prise en compte de la biodiversité dans ces secteurs stratégiques.

La RSE comme levier d’action.

Le secteur privé est également appelé à contribuer à la réponse aux défis environnementaux. Nathalie Nyare Essima cite la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), qui permet aux entreprises d’intégrer volontairement des préoccupations sociales, environnementales et économiques à leurs activités et à leurs relations avec leurs parties prenantes. Certaines entreprises développent déjà des Plans d’Actions Biodiversité. Selon la responsable du WWF, ces plans peuvent dépasser les seules préoccupations liées aux concessions et intégrer une approche plus globale des problématiques.

Cette orientation résume la position du WWF : « Il est donc possible de produire, mais de manière responsable. » Pour l’organisation, la durabilité devient ainsi une condition de cohérence entre exploitation des ressources, compétitivité économique et préservation du capital naturel gabonais. Cette articulation se retrouve dans les priorités du WWF à venir : soutenir les bonnes pratiques, renforcer le cadre réglementaire et valoriser les Produits Forestiers Non Ligneux avec les communautés locales. La stratégie associe ainsi préservation des écosystèmes, activités économiques et bien-être des communautés, en lien avec les priorités nationales du Gouvernement désormais.

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