Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé les investisseurs et les partenaires à se positionner sur le transport et la distribution de l’eau et de l’électricité, qu’il présente désormais comme des segments stratégiques pour améliorer la desserte des ménages et des entreprises. Dans son discours à la Nation du 16 août, le chef de l’État a reconnu les difficultés persistantes rencontrées par une partie de la population en matière d’accès à l’eau et à l’électricité.
« La situation vécue par de nombreux ménages n’est pas acceptable », a déclaré Brice Clotaire Oligui Nguema, évoquant également les conséquences des coupures sur les familles, les commerçants et les entreprises.
Le réseau devient une priorité
Pour le président de la République, l’augmentation des capacités de production ne pourra répondre durablement aux besoins du pays sans une amélioration des réseaux de transport et de distribution. « Notre priorité est désormais le transport et la distribution. Produire davantage ne servira à rien si nos réseaux demeurent fragiles, saturés ou mal entretenus », a-t-il affirmé. Cette orientation place ainsi les infrastructures de transport et de distribution au centre des prochaines interventions dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. Le renforcement des réseaux doit notamment permettre d’améliorer l’acheminement de l’eau et de l’électricité vers les ménages, les commerces et les entreprises.
Un appel aux investisseurs
Dans ce cadre, le chef de l’État a invité les acteurs privés et les partenaires disposant de capacités financières et techniques à participer au développement des infrastructures. « Le transport et la distribution sont ouverts aux acteurs sérieux, capables d’investir, d’innover et de respecter les obligations de service public », a-t-il indiqué. Brice Clotaire Oligui Nguema a ensuite lancé un appel direct aux investisseurs : « Positionnez-vous sur ce marché stratégique ». Les modalités de cette ouverture n’ont toutefois pas été précisées. Le discours présidentiel ne détaille ni le modèle économique envisagé, ni les conditions d’intervention de nouveaux opérateurs, ni leur éventuelle articulation avec les acteurs publics existants. Il reste donc prématuré de parler de privatisation ou de libéralisation des secteurs de l’eau et de l’électricité. L’annonce traduit néanmoins une volonté d’attirer davantage de capitaux et de compétences pour renforcer les infrastructures.
L’enjeu du renforcement des réseaux
Le transport et la distribution apparaissent ainsi comme l’un des principaux défis du secteur. Les investissements consacrés à l’augmentation de la production devront être accompagnés d’efforts supplémentaires sur les réseaux et leur maintenance. Pour les ménages et les entreprises, l’objectif reste d’améliorer la régularité de la fourniture et de réduire les perturbations qui affectent les activités économiques. L’appel lancé aux investisseurs pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase dans le développement des infrastructures hydrauliques et électriques au Gabon, avec une attention particulière portée à l’acheminement de l’eau et de l’électricité jusqu’aux consommateurs.






