Le développement du secteur minier gabonais passera nécessairement par la mise en place d’infrastructures capables d’accompagner l’exploitation et l’exportation des ressources naturelles du pays. C’est dans cette perspective que le président de la République a annoncé, lors de son discours sur l’état de la Nation, la construction envisagée de ports en eau profonde à Kobe-Kobe et Mayumba, présentés comme des maillons essentiels de la stratégie de transformation économique du Gabon.
Des infrastructures au service de l’exploitation minière
En exposant sa vision économique pour les années à venir, le chef de l’État a rappelé l’immense potentiel minier dont dispose le Gabon. Fer, potasse, marbre, phosphate, terres rares ou encore manganèse figurent parmi les ressources que le gouvernement entend valoriser. Pour atteindre cet objectif, les autorités estiment indispensable de renforcer les infrastructures logistiques permettant d’assurer le transport et l’exportation des minerais vers les marchés internationaux. « Je mène une diplomatie économique proactive afin d’attirer des investisseurs dans ce secteur minier, avec pour corollaire la construction de ports en eau profonde à Kobe-Kobe et Mayumba, la réalisation d’une ligne de chemin de fer ainsi que l’édification de barrages hydroélectriques », a déclaré le président.
Un levier pour le projet Belinga
L’annonce intervient alors que le gouvernement multiplie les initiatives pour accélérer la mise en valeur du gisement de fer de Belinga, présenté comme l’un des plus importants au monde avec des réserves estimées à 7,5 milliards de tonnes et une teneur moyenne de 65 %. L’exploitation à grande échelle de ce gisement nécessitera des infrastructures adaptées pour évacuer les minerais depuis l’intérieur du pays jusqu’aux zones d’embarquement. Dans cette optique, les futurs ports de Kobe-Kobe et de Mayumba pourraient jouer un rôle stratégique dans l’organisation des flux logistiques liés aux grands projets miniers actuellement à l’étude.
Un impact attendu sur l’économie nationale
Au-delà du secteur minier, ces infrastructures sont perçues comme des outils de diversification économique susceptibles de stimuler plusieurs activités connexes. Le développement portuaire pourrait favoriser l’émergence de nouvelles zones industrielles, renforcer les échanges commerciaux et générer des emplois dans les secteurs du transport, de la logistique, du bâtiment et des services. Pour les autorités, l’objectif est également de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national en accompagnant la politique de transformation locale des ressources naturelles.
Attirer les investisseurs internationaux
La réalisation de tels projets nécessitera toutefois des investissements considérables. Le chef de l’État a indiqué poursuivre une diplomatie économique active afin de convaincre des partenaires internationaux d’accompagner le Gabon dans cette ambition. La concurrence étant accrue entre pays producteurs de matières premières, le gouvernement entend mettre en avant la stabilité institutionnelle retrouvée, le potentiel minier du pays et sa position stratégique sur la façade atlantique pour attirer les capitaux nécessaires. À travers les projets de Kobe-Kobe et de Mayumba, l’exécutif affiche ainsi sa volonté de doter le Gabon d’infrastructures capables de soutenir durablement sa transformation industrielle et son ambition de devenir un acteur majeur de la valorisation minière en Afrique centrale.






