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jeudi, juillet 30, 2026
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Exportations : le Gabon décroche de 34,5 %

Le commerce extérieur gabonais a fortement ralenti au cours du premier trimestre 2026. Selon les données publiées par la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale, les exportations en valeur ont enregistré une baisse de 34,5 % à fin mars, reflet d’un contexte économique international marqué par le recul de la demande mondiale, la volatilité des marchés des matières premières et les tensions géopolitiques.

Cette contre-performance s’explique en grande partie par la diminution des commandes des principaux partenaires commerciaux du Gabon, dont les importations globales ont reculé de 11,8 %. Les marchés traditionnels affichent tous une baisse de leurs achats. Les exportations vers la Chine se contractent de 13,2 %, celles à destination de l’Inde de 31,3 %, tandis que le Brésil réduit ses importations de 55,4 %. La France, partenaire historique du Gabon, enregistre la baisse la plus spectaculaire avec un recul de 85,5 % sur les trois premiers mois de l’année.

Les filières stratégiques durement touchées

La baisse des exportations affecte directement les principaux piliers de l’économie gabonaise. Première source de recettes d’exportation du pays, le pétrole brut enregistre une diminution de 37,5 % de ses ventes, conséquence du ralentissement des échanges internationaux et d’un environnement toujours marqué par l’instabilité des prix.

Le secteur minier subit également un fort ralentissement. Les exportations d’or sous forme brute chutent de 75 %, confirmant les difficultés rencontrées par les filières extractives sur les marchés internationaux.

Les filières agricoles et agro-industrielles affichent également des résultats préoccupants. Les exportations d’huile de palme s’effondrent de 92,3 %, tandis que les produits de la pêche et des ressources halieutiques enregistrent eux aussi une forte contraction, traduisant le recul de la demande sur plusieurs marchés extérieurs.

Les tensions internationales pèsent sur les échanges

Au-delà du ralentissement économique mondial, les tensions géopolitiques continuent de perturber le commerce international. Les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient et les perturbations observées autour du détroit d’Ormuz ont désorganisé une partie des routes maritimes mondiales, entraînant une hausse des coûts du transport, des retards logistiques et une plus grande prudence des acheteurs internationaux.

Pour le Gabon, dont l’économie demeure largement tributaire des exportations de matières premières, cette conjoncture défavorable met en évidence la forte exposition du pays aux chocs extérieurs.

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