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lundi, juin 15, 2026
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ÉLECTRICITÉ : UN PLAN D’INVESTISSEMENT DE 800 MILLIARDS FCFA  

Face aux difficultés persistantes d’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire national, le
président de la République a annoncé, lors de son discours sur l’état de la Nation, d’importants
investissements destinés à renforcer durablement la production énergétique du pays. Plus de 800
milliards de FCFA auraient déjà été mobilisés en partenariat avec le secteur bancaire pour financer la
construction de nouvelles infrastructures.

Un investissement massif pour répondre à l’urgence énergétique
La question de l’électricité a occupé une place importante dans l’allocution présidentielle.
Reconnaissant les désagréments subis quotidiennement par les populations, le chef de l’État a
indiqué que le gouvernement avait engagé, avec l’appui des banques, plus de 800 milliards de FCFA
dans la mise en œuvre de centrales thermiques à travers le pays.
Selon lui, ces investissements visent à résorber progressivement le déficit énergétique qui freine à la
fois le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des ménages.
« Afin de soulager la détresse du peuple gabonais face à cette problématique énergétique, nous
avons fait venir un bateau énergétique capable de fournir 150 mégawatts supplémentaires »
, a
déclaré le président devant les parlementaires réunis en Congrès.


Des solutions structurelles pour le long terme

Tout en rappelant l’urgence de la situation, le chef de l’État a souligné que la construction des
infrastructures énergétiques nécessite du temps. Il a précisé qu’une centrale thermique à gaz exige
généralement entre trois et quatre années de travaux, tandis qu’un barrage hydroélectrique requiert
jusqu’à six ans de réalisation, sans compter les études préalables.
Pour le gouvernement, la réponse à la crise énergétique passe donc par une combinaison de
solutions immédiates et d’investissements structurants destinés à accroître durablement les
capacités de production du pays.
L’objectif affiché est de garantir un approvisionnement plus stable en électricité, aussi bien pour les
ménages que pour les entreprises et les futurs projets industriels.
La réforme de la SEEG jugée indispensable
Au-delà des questions de production, le président de la République a également pointé les difficultés
de gouvernance qui affectent le secteur. Il a dénoncé les actes d’incivisme tels que le non-paiement
des factures, les branchements clandestins, les vols de câbles électriques ou encore le sabotage des
équipements.
Estimant que les dysfonctionnements actuels ne pourront être résolus sans une transformation
profonde du modèle de gestion, il a réaffirmé sa volonté de réformer la Société d’énergie et d’eau du
Gabon (SEEG).
Parmi les pistes envisagées figurent la séparation des activités liées à l’eau et à l’électricité ainsi que
la dissociation entre la production, la distribution et la commercialisation de l’énergie.

Un enjeu majeur pour le développement du pays

La question énergétique demeure l’un des principaux défis du septennat. Alors que plusieurs régions
continuent de subir des coupures récurrentes, le gouvernement mise sur les investissements en
cours pour améliorer progressivement la desserte nationale.
À travers ces annonces, l’exécutif entend faire de l’accès à l’électricité un levier essentiel de la
transformation économique du Gabon et de l’amélioration du quotidien des populations.

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