Les travaux du Dialogue Gabon-Union européenne se sont achevés ce lundi au Palais des Congrès de Libreville. Co-présidée par le vice-président du gouvernement Hermann Immongault et l’ambassadrice de l’UE au Gabon Cécile Abadie, cette première édition sous la Vᵉ République s’est conclue sur un engagement commun à consolider la coopération économique, institutionnelle et environnementale, selon l’Agence gabonaise de presse.
Réformes et macroéconomie au cœur des panels
Organisé sous forme de panels interactifs, le dialogue a permis aux deux parties de faire le point sur l’état des relations bilatérales et multilatérales. Les discussions ont porté en priorité sur les réformes institutionnelles engagées par la Vᵉ République, les performances macroéconomiques du Gabon et les stratégies de diversification économique. L’objectif : sécuriser un cadre stable pour attirer les investisseurs européens.
Global Gateway et secteurs prioritaires identifiés
Dans le communiqué conjoint lu par Charles Edgar Mombo, ministre de l’Enseignement supérieur et porte-parole du gouvernement, le Gabon et l’UE ont réaffirmé leur partenariat avec le Fonds monétaire international. L’accompagnement de Bruxelles via la stratégie Global Gateway a également été détaillé.
Quatre secteurs ont été retenus comme prioritaires pour les prochains investissements : la modernisation des transports ferroviaires, le développement des infrastructures énergétiques, l’amélioration de la gestion des déchets et la valorisation durable des ressources naturelles du pays.
Dossier sensible de l’accord de pêche
La dénonciation par le Gabon de l’accord de pêche conclu avec l’Union européenne figurait parmi les points les plus sensibles. Les discussions ont permis d’apporter des clarifications sur les motivations gabonaises et d’explorer les voies d’un partenariat renouvelé. L’enjeu : concilier les intérêts économiques du Gabon avec les exigences internationales d’une pêche durable et responsable.
Une édition inaugurale « conviviale et constructive »
Première du genre sous la Vᵉ République, cette session a réuni plusieurs membres du gouvernement gabonais, le Secrétaire général du Gouvernement, ainsi que les ambassadeurs des États membres de l’UE résidents au Gabon – Allemagne, Espagne, France, Italie – et non résidents – Autriche, Belgique, Grèce, République tchèque.
Au terme des travaux, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les concertations techniques et politiques pour renforcer les mécanismes de coopération au service de leurs intérêts communs.





