Le Gabon aborde l’exercice budgétaire 2026 sous le signe de la prudence. Conformément aux recommandations de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et du Fonds monétaire international (FMI), dans un contexte mondial marqué par les incertitudes économiques et financières, le gouvernement a revu à la baisse ses ambitions budgétaires.
Un budget 2026 sous le signe de l’austérité
Le projet de loi de finances rectificative ramène ainsi le budget de l’État à 5 495,2 milliards de FCFA, contre 6 358,2 milliards prévus dans la loi de finances initiale, soit une réduction de 862,9 milliards de FCFA.
Croissance revue à la baisse malgré le pétrole
Cette révision s’appuie sur une croissance économique désormais estimée à 4 %, contre 6,5 % initialement, malgré des perspectives plus favorables pour la production pétrolière et les cours du brut.
Recettes en berne : -880 milliards
Les recettes budgétaires nettes sont désormais évaluées à 2 928,2 milliards de FCFA, en baisse de près de 880 milliards par rapport aux prévisions initiales.
Dette : 1 795 milliards à rembourser
Pour compenser cette diminution, le gouvernement prévoit un recours accru aux émissions de titres publics, portant les ressources de trésorerie et de financement à 2 251,8 milliards de FCFA. Cette orientation illustre la dépendance des finances publiques à l’endettement, dans un contexte où les besoins de financement demeurent importants.





