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lundi, juin 29, 2026
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Réforme de la SEEG : deux nouvelles sociétés pour repenser les services de l’eau et de l’électricité

La réforme du secteur de l’eau et de l’électricité s’apprête à franchir une nouvelle étape. Réuni le 25 juin 2026, le Conseil des ministres a examiné deux projets de loi portant création de La Gabonaise des Eaux et d’Électricité du Gabon, deux sociétés d’économie mixte appelées à succéder au modèle intégré de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG). Au-delà de la création de nouvelles entités, cette décision traduit une volonté de revoir l’organisation de deux services publics stratégiques pour le développement économique du pays

Une spécialisation au service de la performance

Le Gouvernement inscrit cette réforme dans une logique de spécialisation. Les textes présentés prévoient de scinder les activités eau et électricité de la SEEG afin de doter chacun de ces secteurs d’un opérateur public dédié. Pour l’exécutif, cette nouvelle organisation doit permettre une gestion davantage centrée sur les spécificités de chaque activité.

Cette orientation marque une évolution dans l’approche de la gestion des services publics. L’eau potable et l’électricité répondent à des enjeux techniques, opérationnels et d’investissement distincts. En optant pour deux structures spécialisées, le Gouvernement fait le choix d’une organisation où chaque société pourra concentrer ses moyens sur son cœur de métier.

Le communiqué ne détaille pas encore les modalités de fonctionnement de ces futures sociétés. En revanche, il précise qu’elles seront constituées sous forme de sociétés d’économie mixte, conformément au cadre juridique applicable aux entreprises publiques et aux sociétés à participation publique.

Une réforme tournée vers l’amélioration du service public

Au-delà de la réorganisation institutionnelle, les missions confiées aux deux nouvelles sociétés donnent une indication sur les priorités poursuivies par les pouvoirs publics. La Gabonaise des Eaux sera chargée d’assurer, pour le compte de l’État, l’exploitation du service public de l’eau potable, notamment la production, le transport, le stockage, la distribution et la commercialisation de l’eau. De son côté, Électricité du Gabon devra contribuer au renforcement des infrastructures énergétiques, à la promotion de la transition énergétique ainsi qu’à la sécurité de l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire national. Ces orientations traduisent une volonté de consolider deux secteurs considérés comme essentiels au fonctionnement de l’économie.

Des infrastructures au cœur de la compétitivité

L’eau et l’électricité figurent parmi les infrastructures de base sur lesquelles repose l’activité économique. Industrie, commerce, services, agriculture ou encore transformation locale dépendent directement de la disponibilité de ces ressources. Sans établir de lien de causalité explicite, le communiqué laisse apparaître que la réforme poursuit également un objectif plus large : renforcer les capacités de gestion des infrastructures hydrauliques et énergétiques afin d’améliorer durablement le service rendu aux usagers. Les autorités indiquent en effet que la création des deux sociétés vise à garantir la continuité et l’amélioration du service public, à renforcer la gestion des infrastructures et à accompagner les objectifs nationaux d’accès universel à l’eau potable et à l’électricité. Pour les acteurs économiques, ces orientations constituent un enjeu majeur. La qualité des infrastructures influence directement les conditions d’exercice des activités productives et participe, plus largement, à l’attractivité d’un pays.

Une réforme qui s’inscrit dans une dynamique plus large

La réorganisation de la SEEG ne constitue pas une mesure isolée. Au cours du même Conseil des ministres, le Gouvernement a également présenté plusieurs réformes destinées à améliorer le climat des affaires, stimuler les investissements productifs et renforcer la contribution du secteur privé à la croissance économique nationale. Un mécanisme de suivi-évaluation est d’ailleurs annoncé afin de mesurer les résultats des réformes engagées. Dans cette perspective, la création de La Gabonaise des Eaux et d’Électricité du Gabon apparaît comme l’un des volets d’une réflexion plus globale sur la modernisation des services publics et leur contribution au développement économique.

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