L’Agence française de développement (AFD) poursuit le renforcement de son empreinte en Afrique centrale. En 2025, le groupe, qui rassemble l’AFD, Proparco et Expertise France, a validé 662,5 millions d’euros de nouveaux financements, portant ainsi la valeur globale de son portefeuille régional à 3,2 milliards d’euros répartis entre 180 opérations. Les investissements ciblent principalement les infrastructures, le développement du secteur privé, l’agriculture, l’adaptation climatique et les services publics.
La RDC et le Cameroun demeurent les principaux pôles d’investissement
La répartition géographique des nouveaux concours financiers confirme le poids de la République démocratique du Congo et du Cameroun dans la stratégie régionale de l’institution française.
Au Cameroun, les financements concernent notamment des projets de prévention des inondations dans les métropoles de Douala et Yaoundé, l’accompagnement du groupe sidérurgique Prometal ainsi que plusieurs programmes agricoles destinés à renforcer la résilience des exploitations rurales et la sécurité alimentaire. À lui seul, le portefeuille camerounais représente désormais 949,6 millions d’euros pour 51 projets.
En République démocratique du Congo, les interventions couvrent un spectre plus large, allant de la modernisation des infrastructures au développement du numérique, en passant par la rénovation urbaine, l’amélioration des systèmes de santé et d’éducation, ainsi que le soutien à l’emploi. Le secteur privé bénéficie également d’un appui à travers un financement de 50 millions de dollars accordé à Rawbank par Proparco afin d’accroître les capacités de financement des petites et moyennes entreprises. Les engagements cumulés dans le pays atteignent 741,4 millions d’euros, répartis sur 41 projets.
Le Gabon consolide ses projets dans les transports et l’agriculture
Troisième bénéficiaire des financements du groupe dans la sous-région, le Gabon, dont le portefeuille inclut également Sao Tomé-et-Principe, concentre les interventions sur deux axes jugés stratégiques : la modernisation du réseau ferroviaire du Transgabonais et le développement du projet agricole Bio-Flor+. L’ensemble des engagements du groupe dans ce périmètre représente 646,3 millions d’euros.
Des investissements orientés vers la résilience et les infrastructures dans les autres pays
En République du Congo, les financements sont orientés vers la protection de l’environnement, l’adaptation au changement climatique, le développement des filières agricoles ainsi que l’amélioration des systèmes d’assainissement, notamment à Brazzaville et Pointe-Noire. Le portefeuille y atteint 484,9 millions d’euros.
Au Tchad, les ressources mobilisées accompagnent aussi bien les infrastructures que les politiques agricoles, les services sociaux et le financement du secteur privé. Deux garanties de Trade Finance accordées par Proparco à Ecobank Tchad et Coris Bank Tchad figurent parmi les opérations emblématiques. Le portefeuille tchadien est évalué à 308,7 millions d’euros.
En République centrafricaine, l’intervention du groupe combine un appui budgétaire à l’État avec un renforcement de sa présence opérationnelle à travers l’ouverture d’un bureau d’Expertise France à Bangui. Les engagements y représentent 144,7 millions d’euros, répartis sur 14 projets.
Une stratégie régionale axée sur la transformation économique
À travers cette nouvelle vague de financements, le groupe AFD confirme son positionnement comme l’un des principaux bailleurs de développement en Afrique centrale. Les secteurs privilégiés traduisent une volonté de soutenir simultanément la compétitivité économique, la résilience climatique, le développement des infrastructures et le financement des entreprises.
Avec un portefeuille régional désormais supérieur à 3 milliards d’euros, l’institution française renforce son rôle dans l’accompagnement des politiques publiques et des investissements structurants de la sous-région, à un moment où les États cherchent à accélérer leur diversification économique tout en répondant aux défis de la transition climatique et de l’inclusion financière.






