Le programme de formation et d’accompagnement de 400 jeunes Gabonais a démarré par un premier volet consacré à l’intelligence artificielle (IA). À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer les compétences numériques, encourager l’innovation et
favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de contribuer au développement économique du pays.
L’intelligence artificielle s’impose progressivement comme un outil incontournable dans de nombreux secteurs d’activité. Au Gabon, les autorités souhaitent permettre aux jeunes de mieux maîtriser cette technologie et d’en faire un levier de création d’activités économiques.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le programme de formation et d’accompagnement de 400 jeunes, dont le lancement opérationnel a débuté avec la filière intelligence artificielle. Selon les responsables du dispositif, cette première formation a suscité un intérêt important
auprès des jeunes. À la suite de la publication de l’appel à manifestation d’intérêt, 193 candidatures ont été enregistrées. Un chiffre qui témoigne de l’attrait croissant pour les métiers du numérique, mais également de la volonté de certains jeunes professionnels de perfectionner leurs connaissances. La formation, qui s’étend sur trois semaines, s’adresse notamment à des participants disposant déjà de bases dans le domaine. Il ne s’agit donc pas uniquement d’une initiation à l’intelligence artificielle, mais d’un approfondissement des compétences pour permettre aux bénéficiaires de développer des projets concrets.
Des compétences au service de projets innovants.
Les participants travaillent sur différentes applications de l’intelligence artificielle, notamment dans l’architecture, la communication, la création de vidéos et de dessins animés, ainsi que dans d’autres activités numériques. L’ambition est de leur permettre d’intégrer ces outils dans leurs pratiques professionnelles et de proposer des solutions adaptées aux besoins du marché national. Pour les responsables du programme, le développement du Gabon et la multiplication des projets dans différents secteurs nécessitent une plus grande implication des compétences locales. Les jeunes formés pourraient ainsi contribuer à la conception de projets innovants et à l’amélioration des services proposés aux entreprises et aux populations. Cette orientation vise également à encourager les jeunes à passer du statut d’utilisateurs des
nouvelles technologies à celui de concepteurs de solutions et de porteurs de projets entrepreneuriaux.
Une formation complétée par un accompagnement entrepreneurial.
Les promoteurs du programme soulignent cependant que les compétences techniques ne suffisent pas, à elles seules, à garantir la réussite d’une entreprise. C’est pourquoi le dispositif prévoit également un accompagnement portant sur la gestion d’entreprise, la gestion financière et l’éducation financière. L’objectif est de donner aux bénéficiaires les outils nécessaires pour structurer leurs projets, gérer leurs ressources et assurer la pérennité de leurs activités. Cette approche entend répondre à certaines difficultés rencontrées par les entrepreneurs, notamment lorsqu’ils disposent d’un savoir-faire technique, mais manquent de connaissances en gestion. Le programme bénéficie notamment de l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Son représentant a salué une initiative qui permet de renforcer les compétences des jeunes dans des domaines porteurs et de contribuer au développement économique du pays. Le soutien des autorités a également permis de mettre à disposition du matériel informatique nécessaire au déroulement de la formation, selon les responsables du projet.
Cinq filières pour diversifier les opportunités.
La formation en intelligence artificielle constitue la première étape d’un programme plus large comprenant cinq filières : l’intelligence artificielle, les lubrifiants automobiles, la petite restauration, la pâtisserie et la décoration. Les prochaines étapes doivent permettre aux autres bénéficiaires de se former dans leurs domaines respectifs, avec l’appui de structures partenaires, dont l’Agence de formation
professionnelle. À l’issue des formations et du coaching, un dispositif de financement est prévu pour accompagner les projets retenus. EDG et Express Union sont annoncés comme partenaires financiers, tandis que la Société gabonaise de garantie doit assurer la garantie des
financements concernés. À travers cette initiative, les autorités ambitionnent de faire de la formation professionnelle un véritable levier d’insertion économique. Pour les jeunes bénéficiaires, le défi sera désormais de transformer les connaissances acquises en projets viables, capables de générer des revenus, de créer des emplois et de participer durablement à la transformation de l’économie gabonaise.







