Confrontées à des difficultés d’écoulement de leur production, les Sucreries du Gabon voient leur activité industrielle reculer de 25,3 % entre janvier et septembre 2026. Malgré 7,43 milliards de FCFA de recettes commerciales sur la période, la baisse des achats des industriels soulève des inquiétudes sur la situation de l’entreprise, la préservation des emplois et l’avenir de la production sucrière nationale.
Les Sucreries du Gabon traversent une période économique préoccupante. Près de Franceville, dans le Haut-Ogooué, l’entreprise peine à écouler sa production de sucre, notamment auprès des industriels, dont les achats représentaient une part importante de son chiffre d’affaires. Cette situation met en évidence les difficultés commerciales auxquelles elle est confrontée et leurs répercussions sur son activité industrielle. Entre janvier et septembre 2026, l’entreprise a enregistré 7,43 milliards de FCFA de recettes issues de la vente de sucre, soit une moyenne mensuelle d’environ 826 millions de FCFA. Malgré ces revenus, son activité industrielle a reculé de 25,3 %, selon les données présentées par des employés. Ces chiffres traduisent un contraste entre les recettes commerciales réalisées et le recul de l’activité industrielle.
Les débouchés commerciaux au cœur des difficultés.
« Aujourd’hui, nous avons une difficulté particulière de pouvoir vendre le sucre parce que les industriels qui constituaient le plus gros de notre chiffre d’affaires n’achètent pas de sucre chez nous », explique Paul Francis Mvomo, directeur des ressources humaines. Cette situation place la question des débouchés commerciaux au centre des préoccupations de l’entreprise. Le responsable appelle l’État à prendre en considération les difficultés rencontrées afin de permettre aux Sucreries du Gabon de retrouver une meilleure santé financière. Il souligne également le caractère inhabituel de cette situation par rapport à la période où l’entreprise était connue sous l’appellation Sucaf. Les raisons de la baisse des achats des industriels ne sont toutefois pas précisées dans les éléments communiqués. Leur identification permettrait de mieux comprendre les difficultés d’écoulement de la production et les perspectives de redressement de l’entreprise.
La relance de l’entreprise en question.
Rachetés en avril 2024 par l’État gabonais, les actifs de l’ancienne Sucaf sont désormais exploités sous l’appellation Sucreries du Gabon. Le groupe turc MFB International détient 90 % du capital, contre 10 % pour l’État gabonais. Les difficultés actuelles interviennent alors que les conditions de relance de l’entreprise font déjà l’objet d’une attention gouvernementale. En septembre, une visite de l’ex-ministre de l’Industrie et de la Transformation locale, Lubin Ntoutoume, avait permis d’examiner la chaîne de production, notamment les plantations, les installations industrielles, le transport et le conditionnement.







