À travers un programme de 500 appartements, le groupe ADDOHA entend contribuer à élargir l’offre immobilière à Akanda. Au-delà du chantier en cours, le projet pose la question de l’accès des ménages gabonais à la propriété dans un contexte où le financement constitue souvent le principal obstacle.
Devenir propriétaire plutôt que rester durablement locataire : c’est l’ambition affichée derrière le programme Bellambra Résidence, développé par le groupe marocain ADDOHA dans la commune d’Akanda.
Prévu pour accueillir 500 logements de deux à trois chambres, ce projet représente l’une des premières concrétisations de l’accord conclu entre l’État gabonais et le promoteur immobilier, dont l’objectif global porte sur la construction de 5 000 logements sociaux et économiques sur sept ans.
Un chantier qui traduit une montée en puissance du programme
Lancé officiellement le 6 mai 2026, le projet poursuit actuellement sa phase de réalisation.
Sur le site, les premiers bâtiments avancent. Deux immeubles ont atteint le stade du gros œuvre, pour un total de 52 appartements et quatre espaces commerciaux. Selon ADDOHA Gabon, les logements concernés affichent déjà un niveau de réservation de 70 %.
Le promoteur prévoit également d’engager les travaux de neuf immeubles supplémentaires, ce qui doit permettre d’accélérer progressivement la réalisation du programme.
Les premières remises de clés sont annoncées avant la fin de l’année 2026. Cette échéance concernera les bâtiments achevés à cette période et non l’ensemble des logements prévus dans le programme.
Le financement, principal enjeu de l’accession immobilière
Au-delà de la construction, la question centrale reste celle de la capacité des ménages à acquérir ces logements.
Les appartements de Bellambra Résidence seront proposés à partir de 30 millions de FCFA. Pour accompagner les futurs propriétaires, des financements bancaires pourront être sollicités sur 15 ans ou davantage, selon les dossiers présentés et les conditions retenues par les banques.
Le dispositif s’adresse notamment :
- aux fonctionnaires,
- aux salariés du secteur privé,
- aux travailleurs indépendants,
- aux autres acquéreurs répondant aux critères des établissements financiers.
La durée du crédit et le niveau des mensualités dépendront du prix du logement, du montant financé et des modalités définies avec les banques.
Une logique : transformer une dépense courante en investissement
Le modèle proposé repose sur une idée : permettre aux ménages disposant de revenus réguliers de consacrer une partie de leur budget logement à l’achat d’un bien immobilier.
Lorsque les conditions financières le permettent, la mensualité d’un crédit peut remplacer progressivement une dépense locative habituelle. L’objectif est alors de permettre à l’acquéreur de constituer un patrimoine au fil du temps.
Cette approche vise particulièrement les ménages qui peuvent supporter une charge mensuelle liée au logement mais qui ne disposent pas immédiatement des ressources nécessaires pour acheter comptant.
Un partenariat immobilier qui dépasse le seul projet d’Akanda
Bellambra Résidence constitue la première étape d’une collaboration plus large entre l’État gabonais et ADDOHA.
La convention signée le 13 février 2025 prévoit un programme global de 5 000 logements sociaux et économiques sur une période de sept ans.
Le suivi du chantier par les autorités porte notamment sur l’évolution des constructions, le respect du calendrier prévu et la conformité des réalisations avec les engagements annoncés.
À Akanda, le projet devient ainsi un indicateur de la capacité des acteurs publics et privés à développer une offre immobilière destinée à répondre aux besoins des ménages.
Les prochaines étapes seront décisives
Avec 500 appartements programmés, Bellambra Résidence ne représente qu’une partie d’un programme immobilier plus large. Son évolution sera suivie à travers plusieurs critères : rythme des constructions, livraison des premiers logements et capacité des ménages à accéder effectivement aux financements proposés.
Le défi ne consiste donc pas uniquement à construire des immeubles, mais à créer les conditions permettant à davantage de Gabonais de franchir le cap de la propriété.






