À l’issue du premier Forum national de l’épargne pour le développement, la Caisse des dépôts et consignations ambitionne de mobiliser 100 milliards de FCFA sur dix ans. Une stratégie destinée à orienter davantage l’épargne nationale et celle de la diaspora vers le financement de l’économie.
Le Gabon veut désormais mieux utiliser son épargne pour financer son développement. Réunis les 2 et 3 septembre à Libreville dans le cadre du Forum national de l’épargne pour le développement (FONED), les acteurs du secteur financier ont réfléchi aux moyens de transformer les ressources disponibles en investissements productifs.
À la clôture du forum, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a fixé un objectif ambitieux : mobiliser environ 100 milliards de FCFA sur dix ans, notamment à travers ses nouveaux produits d’épargne réglementée, Okira et Okira 24.
Faire de l’épargne un levier d’investissement.
Destinés respectivement aux résidents et aux Gabonais de la diaspora, ces produits doivent permettre de capter une partie de l’épargne disponible auprès des ménages, des entreprises et des ressortissants établis à l’étranger.
Les ressources collectées pourraient notamment financer le logement et différents projets structurants, avec l’ambition de renforcer progressivement le financement de l’économie par des ressources locales.
Mais atteindre cet objectif nécessitera de créer un climat de confiance. La transparence, la traçabilité des fonds et la qualité des projets financés seront déterminantes pour convaincre les épargnants de placer leur argent sur le long terme.
De nouveaux outils pour financer l’économie.
Le FONED a également mis en avant plusieurs mécanismes destinés à faciliter le financement de projets structurants. Parmi les pistes évoquées figurent la création de fonds thématiques, de sociétés de projet et de mécanismes de financement mixte.
Ces instruments doivent permettre de mobiliser différents types de capitaux, de mieux répartir les risques et de financer des projets qui ne peuvent dépendre uniquement des ressources budgétaires de l’État.
L’enjeu est donc de construire progressivement un système dans lequel l’épargne gabonaise devient un capital directement mobilisable pour soutenir les entreprises, les infrastructures et le logement. La diaspora, un réservoir de capitaux







