Le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a ouvert ce lundi à Libreville l’atelier national de validation de la Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité, SPANB. Les travaux se poursuivent jusqu’au 21 juillet.
Le Gabon joue sa carte « arboretum ». Le pays compte 9 sites Ramsar, 13 parcs nationaux, 20 aires marines protégées, et 88% de couverture forestière. Au total : 400 essences de bois, 1000 espèces de plantes, 700 oiseaux, 190 mammifères dont la plus grande population de gorilles au monde.
Face à ce capital naturel, le ministre a fixé le cap : protéger 30% des écosystèmes marins, 30% des eaux douces et 30% des terres d’ici 2030. Objectif « 30×30 » du Cadre mondial de Kunming-Montréal.
« Il faut une stratégie cohérente qui concilie préservation et ambitions économiques de valorisation du capital naturel », a-t-il insisté, en appelant à l’inclusion et à l’opérationnalité.
De Rio 1992 au bilan des 2 cycles
Aimé Serge Mibambani Ndimba, Point Focal CDB, a rappelé le parcours. Ratifiée en 1997, la Convention sur la Diversité Biologique fonctionne par cycles de 10 ans.
Pour Tsayi Mouvagha, coordonnatrice de la SPANB, le document est « le fruit d’un processus rigoureux » avec administrations, société civile, communautés, secteur privé et partenaires.
Rokya Ye-Dieng, coordonnatrice résidente par intérim du Système des Nations Unies, a salué un plan ambitieux appuyé par le PNUE l’enjeu est de traduire la vision du gouvernement en actions concrètes pour réconcilier l’homme et la nature.






