L’exploitation de l’or demeure la principale source de déforestation liée aux activités minières au Gabon. Cette situation ressort du bilan couvrant la période de janvier à juin 2026. Ce rapport a été publié par l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS). Il a ensuite été relayé par l’Agence gabonaise de presse (AGP).
Selon les données recueillies, les activités aurifères ont affecté 752,61 hectares de forêt durant les six premiers mois de l’année. Ainsi, elles représentent 95,08 % des pertes de couvert forestier attribuées au secteur minier sur cette période.
L’or domine largement les impacts miniers sur les forêts
Les autres substances minières présentent, quant à elles, des impacts beaucoup plus faibles. En effet, les activités d’exploitation du manganèse ont entraîné la déforestation de 33,24 hectares. Cette superficie représente 4,20 % des pertes forestières recensées.
Par ailleurs, les travaux de recherche liés au minerai de fer ont concerné 5,70 hectares. Ils représentent seulement 0,72 % du total enregistré. Ainsi, la répartition des données montre une forte concentration de la déforestation minière autour de l’exploitation aurifère.
Des activités principalement liées aux petites mines d’or
D’après le rapport de l’AGEOS, les superficies affectées correspondent à plusieurs activités minières. Toutefois, ces opérations concernent principalement des opérateurs titulaires de permis de petites mines. Dans ces zones, l’extraction de l’or reste l’activité dominante.
De ce fait, l’exploitation aurifère apparaît comme le principal facteur de pression sur le couvert forestier dans le secteur minier gabonais.
L’observation satellitaire pour mieux contrôler les activités minières
Ce bilan intervient dans un contexte où la protection des forêts occupe une place importante dans les politiques publiques du Gabon.
Cependant, les résultats présentés concernent uniquement les superficies observées durant la période étudiée. Ils permettent surtout d’évaluer la contribution de chaque activité minière aux pertes de couvert forestier. Pour établir cette analyse, l’AGEOS utilise un système d’observation basé sur les satellites Landsat et Sentinel.
En complément, l’agence exploite des données issues de plateformes internationales de suivi forestier.
Grâce au croisement de ces informations, les experts peuvent :
- Localiser les zones déboisées,
- Identifier les activités responsables,
- Comparer les changements observés avec les limites des permis miniers existants.
Vers un meilleur suivi des ressources naturelles
Grâce à ces outils de surveillance spatiale, les autorités disposent aujourd’hui de données plus précises. Ainsi, ces informations facilitent le contrôle des activités extractives. Elles permettent également d’améliorer la gestion des ressources naturelles. À terme, ce dispositif doit contribuer à renforcer la protection des






