Libreville, 17 juillet 2026 (Économie Gabon Plus) Réuni à N’Djamena à l’occasion du Forum africain de l’eau, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a défendu une vision dans laquelle les investissements dans les infrastructures hydrauliques constituent un levier de développement économique et de souveraineté pour les États africains, selon les informations rapportées par nos confrères d’Infos Gabon.
Organisé par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de l’initiative Water Forward, le Forum a réuni plusieurs chefs d’État, institutions financières et partenaires au développement autour d’une même priorité : accélérer les investissements dans un secteur devenu stratégique pour la croissance du continent.
Un potentiel encore largement sous-exploité
L’Afrique concentre près de 10 % des ressources mondiales en eau douce renouvelable, mais ce potentiel reste insuffisamment valorisé. En Afrique subsaharienne, près de 400 millions de personnes n’ont toujours pas accès à un service de base d’eau potable, tandis que 779 millions ne disposent pas de services d’assainissement de base.
Pour les participants au Forum, cette situation constitue autant un défi économique qu’un enjeu social. Sans réseaux de distribution performants, stations de traitement ou ouvrages de stockage, l’eau ne peut pleinement soutenir l’agriculture, l’industrie, les villes ou l’attractivité des investissements.
Le Gabon accélère ses réformes
Selon Infos Gabon, le Président gabonais a présenté les réformes engagées pour moderniser le secteur, notamment l’adoption d’un nouveau Code de l’eau, la réorganisation de la gouvernance ainsi que la préparation d’un Pacte national hydrique destiné à mobiliser davantage de financements.
L’objectif est de transformer le potentiel hydrique du pays en un véritable atout économique, capable de soutenir la diversification de l’économie, d’améliorer l’accès aux services essentiels et de renforcer la compétitivité du Gabon.
Le défi des financements
Les échanges ont également porté sur la mobilisation des capitaux nécessaires pour moderniser les infrastructures hydrauliques africaines. Selon la Banque mondiale, les besoins se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards de dollars chaque année, un niveau d’investissement qui nécessite une mobilisation accrue des partenaires publics, privés et des institutions financières internationales.
À travers sa participation à ce Forum, le Gabon affiche sa volonté d’inscrire ses réformes dans une dynamique continentale où l’eau est désormais considérée comme une infrastructure économique stratégique, au même titre que l’énergie, les transports ou le numérique.






