Le gouvernement gabonais a précisé que la contribution additionnelle de 18 000 FCFA, désormais appliquée aux passagers des vols internationaux, est exclusivement destinée au financement du renforcement de la sécurité et de la sûreté dans les aéroports du pays, conformément aux exigences internationales en matière de contrôle des frontières.
Cette clarification intervient à la suite des réactions suscitées par l’entrée en vigueur de cette nouvelle contribution. Dans un communiqué publié le 6 juillet et consulté par l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), le ministre d’État, ministre des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, indique que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la convention signée le 20 mai 2026 entre le ministère des Transports et la société SECURIPORT LLC.
Selon le ministère, les ressources mobilisées permettront de déployer le système API-PNR (Advance Passenger Information – Passenger Name Record) dans les principaux aéroports internationaux du Gabon. Ce dispositif vise à améliorer la collecte, le traitement et l’analyse des données des voyageurs, conformément aux recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), afin de renforcer la prévention des risques sécuritaires.
Les fonds serviront également à financer l’acquisition d’équipements modernes de détection, le déploiement de systèmes d’information sécurisés, le renforcement des contrôles des passagers ainsi que la surveillance des frontières. L’objectif est de mieux prévenir les menaces liées au terrorisme, à la criminalité transnationale et aux différents trafics illicites.
Le ministère rappelle que cette contribution s’ajoute à la redevance internationale de sûreté fixée à 23 000 FCFA par passager, conformément à l’arrêté n°00000066/MTMM du 29 avril 2025 modifiant l’arrêté n°0000012/MTMMM/ANAC du 29 novembre 2023 relatif aux modalités de recouvrement et de répartition des redevances de sûreté applicables aux passagers et au fret dans les aéroports de la République gabonaise.
Les autorités précisent que cette mesure concerne exclusivement les passagers des vols internationaux. Les dessertes domestiques restent exclues du dispositif.
Le gouvernement souligne enfin que ce mécanisme est déjà appliqué dans plusieurs pays afin de répondre aux standards internationaux de sûreté aéroportuaire. Il réaffirme, par ailleurs, sa volonté de poursuivre les réformes engagées pour améliorer la compétitivité du transport aérien, notamment à travers la révision de certaines taxes et redevances sans lien direct avec le secteur, avec pour objectif de concilier la réduction du coût des billets et le renforcement de la sécurité.






