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vendredi, août 14, 2026
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ZIS de Nkok : salaires impayés, quote-part bloquée, le risque d’une paralysie se précise

L’Autorité administrative de la Zone d’investissement spéciale (ZIS) de Nkok traverse une période de fortes tensions financières. Depuis 2025, le reversement de la quote-part de 20 % des recettes générées par son activité connaîtrait des retards. Près de deux mois de salaires seraient aujourd’hui impayés. La situation alimente la grogne des agents et pourrait déboucher sur un mouvement d’humeur dans les prochains jours.

Selon plusieurs sources concordantes, les difficultés financières se seraient installées depuis plusieurs mois. La trésorerie de l’Autorité administrative, dirigée par Serge Samy Biveghe, serait de plus en plus sous pression. Les salaires ne seraient pas les seules dépenses concernées. Les charges liées au fonctionnement quotidien de la structure s’accumuleraient également.

La grogne monte chez les agents

Face à cette situation, les agents envisageraient un mouvement d’humeur si aucune solution n’intervient rapidement. Une telle mobilisation pourrait ralentir certaines activités de l’Autorité administrative. Elle pourrait aussi compliquer les démarches des entreprises installées dans la ZIS de Nkok. L’enjeu dépasse donc le paiement des salaires. L’Autorité administrative joue un rôle dans le fonctionnement de la zone et l’accompagnement de ses opérateurs économiques.

La quote-part de 20 % au cœur des tensions

Le principal problème concerne le reversement de la quote-part de 20 % des recettes générées par l’activité de l’Autorité administrative. Cette part doit notamment contribuer au financement de son fonctionnement. Or, les retards de reversement depuis 2025 auraient fortement réduit les marges financières de la structure. La situation crée un paradoxe. Une administration qui participe à la mobilisation des recettes publiques peine elle-même à disposer des ressources nécessaires à son fonctionnement. Selon nos informations, les administrations financières étudieraient actuellement un nouveau mécanisme de reversement. L’objectif serait de faciliter la mise à disposition des ressources et de rétablir une situation financière plus stable.

Un risque pour l’activité de Nkok

Si la situation perdure, les conséquences pourraient dépasser le cadre social. Un mouvement du personnel pourrait ralentir certaines missions administratives. À terme, cela pourrait également affecter les opérateurs économiques présents dans la zone. Pour les pouvoirs publics, la priorité consiste désormais à trouver une solution rapide. Il faut notamment régler les salaires en attente, couvrir les charges urgentes et sécuriser le reversement régulier de la quote-part de 20 %. La situation de l’Autorité administrative de la ZIS de Nkok pose ainsi une question plus large : comment garantir le fonctionnement régulier d’un outil stratégique tout en assurant une gestion efficace des recettes qu’il contribue à générer ? À Nkok, l’enjeu n’est donc plus seulement salarial. Il concerne aussi la continuité des services administratifs et, plus largement, le bon fonctionnement de l’un des principaux pôles industriels du Gabon.

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