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jeudi, septembre 17, 2026
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Dette publique : le Gabon repasse sous la barre des 70 %

Après l’audit arrêté au 31 décembre 2025, le stock consolidé de la dette publique gabonaise s’établit à 9 524,643 milliards de FCFA, ramenant le taux d’endettement à 68,91 % du PIB contre 84,6 % précédemment.

Le Gabon dispose désormais d’une base plus précise pour apprécier le niveau de sa dette publique. Au terme de l’audit engagé par l’État et arrêté au 31 décembre 2025, le stock consolidé a été fixé à 9 524,643 milliards de FCFA, contre près de 11 700 milliards au début
des travaux. Cette nouvelle évaluation ramène le taux d’endettement à 68,91 % du Produit intérieur brut (PIB), contre 84,6 % précédemment. La révision représente 15,69 points et replace le Gabon sous le plafond communautaire de 70 % fixé par la CEMAC.

Officiellement engagés le 17 juin 2026, les travaux ont été conduits par le Comité institué par l’arrêté n°077/MEFDPLVC du 27 avril 2026. Sa mission consistait à vérifier, recenser et consolider les engagements financiers de l’État, notamment les passifs exigibles. Pour établir cette nouvelle photographie, le Comité s’est appuyé sur les références du Fonds monétaire international (FMI), notamment le Manuel de statistiques de finances publiques 2014 et le Guide des statistiques de la dette du secteur public. Le ratio de 68,91 % est calculé à
partir d’une première estimation du PIB nominal 2025 à 13 822 milliards de FCFA.

Une baisse qui ne correspond pas à un remboursement.

La différence avec l’évaluation initiale est significative. Près de 2 175 milliards de FCFA ne figurent plus dans le stock consolidé de référence.
Cette diminution ne signifie toutefois pas que cette somme a été remboursée. Elle traduit principalement une clarification du périmètre des engagements retenus dans le calcul de la dette publique.

L’audit a notamment examiné des projets non réalisés, des fonds non reversés au Trésor et des engagements auparavant comptabilisés comme passifs publics. Le travail a ainsi permis de distinguer les engagements effectivement exigibles des montants qui ne devaient pas être intégrés au stock consolidé. La baisse du ratio doit donc être lue comme le résultat d’un travail de recensement, de
vérification et de consolidation, plutôt que comme un désendettement correspondant à 2 175 milliards de FCFA effectivement remboursés.

Un nouvel élément dans les discussions avec le FMI.

Cette nouvelle base intervient alors que Libreville a sollicité, en mars 2026, un nouveau programme économique et financier auprès du FMI. Le rapport d’audit a été transmis à l’institution et doit servir de référence dans les discussions. Le passage de 84,6 % à 68,91 % du PIB permet au Gabon de repasser sous le critère communautaire de 70 %. Cette nouvelle photographie fournit surtout aux autorités une base plus fiable pour piloter l’endettement, suivre les engagements de l’État et travailler à l’apurement des arriérés.

Une nouvelle base de travail.

La révision du stock constitue une étape importante dans la clarification des finances publiques, mais elle ne règle pas à elle seule les enjeux liés à la dette. La maîtrise des dépenses, le suivi des nouveaux engagements, l’apurement des arriérés et le maintien d’une trajectoire d’endettement soutenable resteront déterminants. Avec une dette désormais établie à 9 524,643 milliards de FCFA, le Gabon repasse sous le seuil communautaire des 70 %. Le véritable défi commence toutefois maintenant : transformer cette clarification comptable en discipline budgétaire durable et en trajectoire maîtrisée de désendettement.

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