Plus de 600 postes, 30 entreprises et 2 000 candidats présélectionnés : la 4ᵉ édition du Salon de l’Emploi et des Métiers, ouverte ce jeudi 5 novembre à Libreville, donne une lecture concrète des besoins actuels des entreprises gabonaises. Le BTP concentre à lui seul plus de 400 opportunités.
Au Nomad Suites Résidence de Libreville, la 4ᵉ édition du Salon de l’Emploi et des Métiers d’AltEmploi s’est ouverte ce jeudi 5 novembre avec un objectif qui dépasse la seule mise en relation entre recruteurs et demandeurs d’emploi. Organisé les 5 et 6 novembre autour du thème « Créer des opportunités, bâtir la performance », le rendez-vous rassemble 30 entreprises issues de 15 secteurs d’activité et propose plus de 600 postes.
Pour Alexandre Alawoe, directeur fondateur d’AltEmploi, cette nouvelle édition répond d’abord à une demande exprimée par les entreprises partenaires. « Pour qu’il y ait un salon de l’emploi et des métiers, il faut qu’il y ait des candidats et de l’autre côté des entreprises », explique-t-il. Près de 600 postes avaient ainsi été collectés par l’organisation avant l’ouverture, pour 2 000 candidats présélectionnés en fonction des besoins communiqués par les recruteurs.
Le BTP concentre l’essentiel des besoins.
La répartition des offres fait apparaître une concentration particulièrement nette dans le bâtiment et les travaux publics. AltEmploi communique 415 postes dans ce secteur, loin devant l’industrie et le commerce, avec 123 postes. Suivent l’électricité et l’eau avec 26 postes, la logistique et le transport avec 25, la manutention portuaire et la santé avec 13 postes chacune, les hydrocarbures et mines avec 11, la banque avec 6 et les télécommunications avec 5.
Cette forte demande dans le BTP ressort également de l’entretien accordé à Économie Gabon Plus par Alexandre Alawoe. Selon lui, environ 400 postes sur les 600 recensés concernent ce secteur. Une situation qui traduit, à ses yeux, une demande importante de main-d’œuvre et de compétences dans une filière en développement.
Les profils recherchés témoignent par ailleurs de la diversité des besoins. Conducteurs de travaux dans le BTP, directeurs des opérations dans le secteur bancaire, automaticiens ou encore mécaniciens figurent parmi les métiers cités par le directeur fondateur. Le Salon ne se limite donc pas aux fonctions administratives ou de support : les entreprises recherchent également des compétences techniques et opérationnelles.
Du recrutement à l’orientation professionnelle.
L’autre particularité de cette édition tient à la place accordée à l’orientation. En partenariat avec le PNPE, AltEmploi propose aux candidats des conseils et un accompagnement sur les questions d’insertion professionnelle. Des panels et conférences animés par des professionnels permettent également de présenter les métiers, les compétences recherchées et les secteurs offrant des perspectives.
Cette dimension donne au Salon une portée particulière dans le débat sur l’employabilité. En confrontant directement les candidats aux entreprises, l’événement permet de mieux identifier les écarts éventuels entre les qualifications disponibles et les compétences effectivement recherchées.
Pour AltEmploi, l’enjeu est désormais de mesurer les résultats concrets de cette mise en relation. Les statistiques définitives devront être établies à l’issue des deux journées, après retour des entreprises participantes.
Pour les candidats, Alexandre Alawoe résume l’état d’esprit attendu : « être en mouvement » et se préparer à saisir les opportunités. Car au-delà du recrutement immédiat, le Salon entend également favoriser les rencontres, l’information sur les métiers et la construction de parcours professionnels plus directement connectés aux besoins de l’économie gabonaise.







