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mercredi, novembre 4, 2026
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PLF 2027 : la dette absorbe l’essentiel de la hausse des engagements de l’État

Le projet de loi de finances 2027 prévoit 800,12 milliards de FCFA pour les engagements de l’État, soit 108,70 milliards de plus qu’en 2026. Cette progression de 15,7 % est principalement portée par les charges financières de la dette, qui atteindraient 667,27 milliards, tandis que plusieurs autres postes enregistrent des baisses significatives.

Selon les tableaux budgétaires annexés au PLF 2027, la mission « Engagements de l’État » passerait de 691,42 milliards de FCFA en 2026 à 800,12 milliards en 2027. Mais derrière cette hausse se dessine une réalité plus contrastée : les charges financières progressent fortement, au détriment des marges disponibles pour d’autres obligations publiques.

La dette absorbe 667,27 milliards de FCFA.

Les charges financières de la dette passeraient de 487,55 milliards de FCFA en 2026 à 667,27 milliards en 2027, soit une augmentation de 179,72 milliards (+36,9 %). Elles représenteraient ainsi 83,4 % de l’enveloppe de la mission. Le service global de la dette atteindrait 2 689,71 milliards de FCFA, dont 2 022,44 milliards consacrés au remboursement du principal et 667,27 milliards aux charges financières, notamment les intérêts. Cette progression traduit une pression accrue sur les ressources publiques.

Produits pétroliers et dette sociale en recul.

Plusieurs postes connaissent en revanche des réductions importantes. Le soutien aux prix des produits pétroliers passerait de 55,37 à 29,01 milliards de FCFA, soit une baisse de 26,37 milliards (-47,6 %). Cette diminution ne signifie toutefois pas automatiquement une hausse des
prix à la pompe. Les crédits destinés au règlement de la dette envers les agents publics reculeraient également, de 35,67 à 11 milliards de FCFA, soit une baisse de 69,2 %. Cette évolution soulève la question du calendrier d’apurement des sommes dues aux personnels concernés. Les crédits consacrés à la lutte contre la vie chère resteraient, quant à eux, stables à 6,27 milliards.

Des dotations en hausse, d’autres en baisse.

À l’inverse, les crédits consacrés à la restructuration des entreprises progresseraient de 11 à 13,75 milliards de FCFA. Les appels en garantie de l’État passeraient également de 1,5 à 2,5 milliards. La dotation « Remboursements et dégrèvements » diminuerait pour sa part de 94,06 à 70,32 milliards de FCFA, soit 23,74 milliards de moins Au final, les réductions enregistrées sur plusieurs postes compensent partiellement la hausse des charges financières. Derrière les 800,12 milliards de FCFA prévus pour les engagements de l’État en 2027, le principal défi reste donc de faire face au coût croissant de la dette sans fragiliser les autres priorités budgétaires.

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