Après un recul de 6,2 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre, le secteur gabonais des télécommunications a enregistré un rebond de 3,8 % au deuxième trimestre 2026, porté notamment par la demande en services de données mobiles et en Internet à haut débit, selon les dernières données de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF).
Cette évolution, observée entre avril et juin, traduit une amélioration progressive de l’activité après un début d’année difficile. Le segment de la voix, qui connaissait un ralentissement, a également affiché une reprise au cours de la période. La progression des services de données confirme leur importance croissante dans le modèle économique des opérateurs de télécommunications, alors que les usages numériques continuent de se développer au sein de la population.
Malgré cette amélioration trimestrielle, les performances du secteur restent contrastées sur l’ensemble du premier semestre. Selon la DGEPF, l’activité affiche un recul cumulé de 0,3 % sur les six premiers mois de 2026. En glissement annuel, la progression ressort à seulement 0,3 %, témoignant d’une stabilisation encore fragile du marché. L’administration économique attribue en partie cette évolution aux restrictions temporaires d’accès aux réseaux sociaux. Ces plateformes, qui génèrent une part importante du trafic de données mobiles, ont vu leurs usages perturbés, avec des répercussions sur la consommation des abonnés et, indirectement, sur les revenus des opérateurs. La poursuite de la reprise au second semestre dépendra notamment de l’évolution de la demande en services Internet et de la stabilité des usages numériques. Les opérateurs devront également maintenir leurs performances sur le segment de la voix afin de consolider les résultats enregistrés au deuxième trimestre.







