À l’approche de la nouvelle année judiciaire, la Cour des comptes présente un bilan marqué par 368 missions engagées, un taux d’exécution de 89,40 % et 1 700 milliards de FCFA de débets et d’amendes à recouvrer.
À l’heure d’une nouvelle année judiciaire, la Cour des comptes entend renforcer son rôle dans le contrôle de la gestion des ressources publiques. Son Premier président, Alex Euv Moutsiangou, estime que l’exercice écoulé traduit une dynamique accrue de la juridiction financière.
Au total, 368 missions ont été engagées, avec un taux d’exécution de 89,40 %. Parmi les principaux dossiers figurent deux audits réalisés à la CNAMGS, consacrés aux évacuations sanitaires et au Fonds des Gabonais économiquement faibles. Ces contrôles ont notamment contribué à l’engagement de réformes au sein de l’institution.
La Cour a également entrepris de rendre ses décisions plus accessibles grâce à la mise en place d’un recueil des décisions et avis des juridictions financières, comprenant notamment les arrêts rendus et les montants concernés.
1 700 milliards à recouvrer.
Le principal enjeu reste toutefois le recouvrement des débets et amendes. Selon Alex Euv Moutsiangou, 1 700 milliards de FCFA doivent être restitués à l’État par les personnes concernées.
« 1 700 milliards de CFA, c’est l’équivalent du budget de certains pays », a souligné le Premier président. Le parquet général assure désormais le suivi du recouvrement, afin de garantir l’exécution effective des décisions rendues par la Cour. Pour la nouvelle année judiciaire, la juridiction financière entend donc poursuivre ses contrôles, renforcer ses audits et surtout veiller à ce que ses décisions produisent des effets concrets. Avec 1 700 milliards de FCFA en jeu, le recouvrement constitue désormais l’un de ses principaux défis.







