Le vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, a présidé lundi 24 août deux séances de travail consacrées aux recommandations du projet de financement pour la performance « Gabon Infini » et aux difficultés de la filière forêt-bois. Ces réunions visent à accélérer la mise en œuvre des orientations du président de la République, notamment en matière de préservation des écosystèmes, de financement environnemental et de compétitivité de la filière bois.
La première séance de travail a porté sur les recommandations issues de la sixième réunion du comité de pilotage du projet « Gabon Infini ». Le projet s’inscrit dans les engagements pris par le Gabon pour préserver et valoriser ses écosystèmes. Le pays ambitionne notamment de conserver 30 % de ses écosystèmes côtiers, terrestres et marins, à travers un mécanisme de financement évalué à 200 millions de dollars, dont une partie doit être financée par l’État gabonais.
« Le Gabon a pris des engagements dans le cadre de la préservation des écosystèmes, notamment celui de conserver et de valoriser 30 % des écosystèmes côtiers, terrestres et marins », a expliqué le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, à l’issue de la rencontre. Selon le ministre, les dividendes générés par ce mécanisme devraient contribuer à assurer la valorisation durable de ces espaces.
La réunion devait également permettre d’intégrer les dernières recommandations et orientations du président de la République. L’objectif, a précisé Maurice Ntossui Allogo, est de parvenir « à très court terme » à la signature d’un document engageant les bailleurs et le gouvernement gabonais. La filière forêt-bois au cœur des discussions La seconde séance de travail a été consacrée aux instructions présidentielles concernant la filière forêt-bois.
Cette rencontre intervient quelques semaines après une réunion entre le chef de l’État et les opérateurs du secteur, notamment dans le cadre de l’opération de remboursement des créances de TVA. Plusieurs mesures avaient alors été préconisées pour répondre aux difficultés rencontrées par les entreprises de la filière. Hermann Immongault a demandé aux ministres de l’Économie et des Eaux et Forêts de revenir sur les principales recommandations formulées lors du Haut conseil pour l’investissement.
« L’objectif étant de répondre de manière un peu plus significative aux problématiques de ce secteur », a-t-il indiqué. Pour le vice-président du gouvernement, l’enjeu est désormais de restaurer la compétitivité de la filière et de renforcer la valorisation de la ressource forestière nationale.
« Nous devons réorganiser les choses pour accompagner les opérateurs du secteur, pour sauver les emplois existants, booster la contribution à l’économie, garantir l’exploitation nationale de la ressource et faire de la marque Bois du Gabon une urgence de qualité », a déclaré Hermann Immongault. La mercuriale de Nkok examinée
Parmi les difficultés examinées figure notamment la question de la mercuriale appliquée au sein de la Zone économique spéciale (ZES) de Nkok. Le dispositif constitue, selon les autorités, l’un des principaux points de tension pour les entreprises de la filière forêt-bois.
« Le point du jour a tourné autour des difficultés auxquelles les entreprises de la filière forêt-bois sont confrontées. Il s’agissait de regarder comment les accompagner », a expliqué Hermann Immongault. Le gouvernement devra notamment évaluer les avantages et les inconvénients du dispositif actuel, tout en examinant la question de l’apurement de certaines dettes.
À travers ces travaux, l’exécutif entend ainsi donner une traduction concrète aux orientations présidentielles, avec une double priorité : soutenir les entreprises et préserver les emplois de la filière, tout en améliorant la valorisation de la ressource forestière gabonaise et la compétitivité du « Bois du Gabon » sur les marchés internationaux.






