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jeudi, juillet 30, 2026
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Libreville mobilise 37,1 milliards de FCFA pour accélérer la modernisation du réseau hydraulique

Le gouvernement gabonais poursuit sa stratégie de renforcement des infrastructures essentielles avec un nouveau financement destiné au secteur de l’eau. Dans le cadre de la loi de finances rectificative 2026, l’État est autorisé à mobiliser un emprunt de 56,6 millions d’euros, soit près de 37,1 milliards de FCFA, auprès de Deutsche Bank afin de soutenir plusieurs projets liés à la production et à la distribution d’eau potable sur l’ensemble du territoire.

Cette opération financière, encadrée par l’article 81 de la loi de finances rectificative, intervient alors que l’amélioration de l’accès à l’eau figure parmi les priorités affichées par les pouvoirs publics.

Réduire les tensions sur l’approvisionnement

Depuis plusieurs années, les difficultés d’approvisionnement en eau potable affectent aussi bien le Grand Libreville que de nombreuses villes de l’intérieur du pays. Les interruptions de service, la pression insuffisante sur le réseau et l’augmentation de la demande alimentent des contraintes qui pèsent sur les ménages, les activités économiques et les services publics.

Le financement recherché doit contribuer à renforcer les capacités de production, moderniser certaines infrastructures existantes et améliorer la distribution afin de limiter les perturbations constatées sur le réseau.

L’ambition affichée est de répondre progressivement à une demande en constante progression tout en améliorant la qualité du service rendu aux usagers.

Un financement réservé aux infrastructures

Les autorités ont également prévu un encadrement strict de l’utilisation des ressources mobilisées.

Les montants issus de cet emprunt ne pourront être consacrés qu’aux investissements prévus dans le secteur hydraulique. Leur exécution devra respecter les dispositions de la loi de finances, les règles de la comptabilité publique ainsi que les mécanismes de contrôle applicables aux opérations de financement extérieur.

Ce dispositif vise à garantir que les ressources empruntées soient effectivement consacrées aux travaux pour lesquels elles ont été sollicitées.

Le défi de la confiance

Au-delà des aspects financiers, cette nouvelle opération sera observée avec attention par l’opinion publique.

Le précédent du Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement du Grand Libreville (PIEPAL) reste présent dans les esprits. Ce projet, lancé pour améliorer durablement la desserte en eau, a fait l’objet de nombreuses critiques quant à ses résultats.

Les difficultés rencontrées avaient conduit le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, à suspendre le remboursement de certaines échéances du financement concerné, en attendant un examen approfondi du dossier.

Dans ce contexte, les attentes sont fortes. Pour les populations, l’enjeu dépasse désormais l’annonce des financements : il s’agit de constater des améliorations concrètes sur le terrain, à travers une distribution plus régulière, une meilleure qualité de service et un accès durable à une ressource indispensable au quotidien.

Le succès de cette nouvelle phase d’investissement dépendra ainsi de la capacité des différents acteurs à transformer ce financement en réalisations tangibles, dans des délais maîtrisés et avec un niveau d’exécution conforme aux engagements pris par les autorités.

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