Le Gabon a été désigné par l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour participer à l’évaluation des mécanismes nationaux de lutte contre la corruption des Seychelles, dans le cadre du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Cette désignation consacre l’expertise développée par le pays en matière de gouvernance et renforce sa présence au sein des instances internationales chargées de promouvoir la transparence et l’intégrité publique.
Cette mission intervient à l’issue du deuxième cycle d’évaluation du Gabon consacré à la mise en œuvre de la Convention des Nations Unies contre la corruption. À la suite de cet exercice, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a procédé au tirage au sort des États appelés à conduire les prochaines évaluations, désignant le Gabon pour examiner le dispositif mis en place par les Seychelles.
La mission sera assurée par une équipe d’experts de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI). Les travaux porteront sur l’analyse du cadre juridique, des mécanismes institutionnels ainsi que des dispositifs de prévention, de détection et de répression de la corruption, conformément aux dispositions de la Convention.
Le mécanisme d’examen de la CNUCC repose sur une évaluation par les pairs entre les États parties. Chaque pays est successivement évalué avant d’être appelé à apprécier les dispositifs d’autres États membres, dans une démarche visant à renforcer la coopération internationale, le partage des bonnes pratiques et l’amélioration continue des politiques publiques en matière de bonne gouvernance.
Pour le Gabon, cette désignation constitue une reconnaissance de l’expertise acquise dans la mise en œuvre des instruments internationaux de lutte contre la corruption. Elle traduit également la confiance accordée aux institutions nationales pour contribuer aux travaux des Nations Unies dans un domaine considéré comme essentiel au renforcement de l’État de droit et de la transparence.
Au-delà de sa portée technique, cette mission revêt une dimension diplomatique. Elle illustre le repositionnement progressif du Gabon sur la scène multilatérale et sa volonté de jouer un rôle plus actif dans les mécanismes internationaux de gouvernance.
À travers cette responsabilité, le Gabon confirme son engagement en faveur de la coopération internationale et participe désormais, en qualité d’État évaluateur, à la consolidation des standards internationaux de prévention et de lutte contre la corruption.






