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vendredi, juillet 3, 2026
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Santé : 18 milliards FCFA pour moderniser les hôpitaux

L’État mise sur la modernisation des hôpitaux de référence

Le Gabon poursuit sa stratégie de renforcement de son système de santé à travers un nouvel investissement d’envergure. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé le 1er juillet à la remise d’équipements biomédicaux d’une valeur de 18 milliards de FCFA au profit de l’Institut des Maladies Infectieuses Professeur Daniel Gahouma (IMIPDG) et du Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO).

Cette enveloppe permettra aux deux établissements de disposer d’équipements de dernière génération destinés à plusieurs spécialités, notamment l’imagerie médicale, les blocs opératoires, les services de réanimation, les laboratoires d’analyses et les plateformes de diagnostic. L’objectif est d’améliorer les capacités de prise en charge des patients tout en réduisant les délais d’accès aux examens spécialisés.

Au-delà de l’amélioration des performances hospitalières, cet investissement répond également à un impératif économique. En renforçant les capacités techniques des établissements publics, les autorités entendent limiter le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger, dont le coût pèse chaque année sur les finances publiques comme sur les ménages confrontés à des pathologies nécessitant des soins spécialisés.

L’efficacité des investissements conditionnée par une meilleure gouvernance

Si les infrastructures et les équipements constituent un levier essentiel de modernisation, les autorités estiment que leur impact dépendra avant tout de la qualité de leur gestion. À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’assurer une utilisation rigoureuse des nouveaux matériels, de mettre en place un dispositif permanent de maintenance et de préserver ces investissements sur le long terme.

Le président de la République a également appelé à un renforcement des mécanismes de contrôle au sein des structures hospitalières, dénonçant les détournements de médicaments destinés au secteur public. De telles pratiques, a-t-il souligné, fragilisent l’offre de soins, augmentent les dépenses des patients et réduisent l’efficacité des politiques publiques engagées dans le secteur de la santé.

L’amélioration de la qualité des services figure également parmi les priorités affichées. Les responsables hospitaliers ont ainsi été invités à renforcer les conditions d’accueil des usagers, tandis que le rétablissement du service de restauration au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) et au CHU d’Owendo a été annoncé afin d’améliorer les conditions d’hospitalisation. Le chef de l’État a, par ailleurs, demandé que les médecins bénéficient effectivement de leur affiliation à la CNAMGS afin de renforcer leur couverture sociale.

Le capital humain placé au cœur de la réforme sanitaire

Au cours des échanges avec les professionnels de santé, plusieurs préoccupations relatives aux conditions de travail ont été soulevées. Les représentants du personnel ont notamment évoqué les questions de rémunération, de gestion des ressources humaines, de reconnaissance professionnelle ainsi que les contraintes auxquelles sont confrontés les agents dans l’exercice quotidien de leurs missions.

Les autorités ont indiqué que ces préoccupations seront intégrées dans la poursuite des réformes du secteur, considérant que la performance du système hospitalier repose autant sur la compétence des équipes que sur les investissements matériels.

À l’Institut des Maladies Infectieuses Professeur Daniel Gahouma, le déploiement des nouveaux équipements sera accompagné d’un programme de formation destiné aux personnels techniques et médicaux. Cette montée en compétences vise à garantir une exploitation optimale des installations, à assurer leur maintenance et à renforcer progressivement l’autonomie du pays dans la gestion de technologies médicales de pointe.

En mobilisant 18 milliards de FCFA pour moderniser le plateau technique de deux établissements stratégiques, les pouvoirs publics cherchent à améliorer durablement l’offre de soins tout en renforçant l’efficience de la dépense publique. Cette orientation traduit la volonté de faire du secteur de la santé un investissement structurant, capable d’accroître la qualité des services hospitaliers et de soutenir le développement du capital humain, un facteur déterminant pour la croissance économique du pays.

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