Au nord du Gabon, Oyem se transforme sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Routes rénovées, bâtiments publics modernisés, quartiers résidentiels et infrastructures de base améliorées : la ville, longtemps oubliée, renaît et se découvre peu à peu. Entre chantiers visibles et quotidien des habitants, Oyem illustre le pari ambitieux d’un développement régional planifié, où modernité et vie locale se rencontrent. Reportage.
Par Jean-Rovys Dabany
À l’aube, les premières lueurs éclairent les collines verdoyantes qui entourent Oyem, capitale de la province du Woleu-Ntem, dans le nord du Gabon. La ville, longtemps perçue comme une étape oubliée entre Libreville et la frontière avec le Cameroun, semble aujourd’hui sortir de l’ombre. Les travaux lancés sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema redessinent le visage de la cité, offrant une combinaison inédite de modernité, d’infrastructures rénovées et d’ambitions économiques et sociales.
Des routes et des voiries qui transforment la mobilité
Dès l’entrée d’Oyem, le visiteur est frappé par les nouvelles routes bitumées, larges et bordées de trottoirs. L’avenue principale, récemment élargie, relie désormais le centre-ville aux quartiers périphériques, permettant aux taxis et véhicules privés de circuler plus facilement. Les chantiers ne s’arrêtent pas là : les routes secondaires, longtemps laissées à l’état de pistes boueuses, sont progressivement pavées, et des systèmes de drainage sont installés pour limiter les inondations lors de la saison des pluies.
Marie, commerçante au marché central, témoigne : « Avant, il fallait parfois une heure pour parcourir deux kilomètres après la pluie. Aujourd’hui, on arrive plus vite, et les clients viennent plus nombreux. » Ce changement a également stimulé l’économie locale, avec l’essor des stations-service, des garages et des commerces le long des axes rénovés.
De l’eau et de l’électricité pour tous
Autre secteur clé du développement : l’accès aux services de base. Dans plusieurs quartiers, des installations de distribution d’eau potable ont été mises en place. Les citernes et les bornes-fontaines remplacent progressivement les sources et les puits, réduisant la pénibilité du quotidien pour des milliers de familles. L’électricité, longtemps irrégulière, connaît elle aussi une amélioration notable grâce à la modernisation des réseaux et à l’extension des lignes vers les zones périphériques.
Jean-Paul Aboghé, instituteur dans le quartier d’Akouakam, raconte : « L’école n’avait souvent pas d’électricité pour les classes du soir. Aujourd’hui, nous pouvons allumer les lampes et utiliser des ordinateurs. Cela change vraiment l’enseignement. »
Un visage urbain modernisé
En se promenant dans le centre-ville, le visiteur découvre de nouveaux bâtiments administratifs, des hôtels et des centres commerciaux qui témoignent de la volonté des autorités de faire d’Oyem une ville fonctionnelle et attrayante. L’hôtel de ville a été rénové, les façades repeintes et les espaces verts aménagés. À quelques pas, des zones résidentielles modernes commencent à émerger, destinées aux fonctionnaires et aux habitants qui souhaitent vivre dans un cadre sécurisé et planifié.
Les écoles, centres de santé et cliniques privés suivent également ce mouvement. Les bâtiments publics sont conçus pour être accessibles et fonctionnels, avec un accent sur la durabilité et le confort des usagers. Certains quartiers bénéficient même d’aménagements paysagers, avec arbres plantés le long des avenues et bancs installés pour les habitants.
Un projet porté par la vision présidentielle
Tout cela s’inscrit dans une dynamique voulue par le président Oligui Nguema, qui cherche à équilibrer le développement régional et à réduire la concentration des infrastructures et des services dans la capitale, Libreville. La modernisation d’Oyem répond à plusieurs objectifs : améliorer la qualité de vie, favoriser l’investissement et encourager la migration des jeunes vers des villes secondaires où l’emploi et les services sont désormais mieux organisés.
Le préfet de la province souligne : « Notre ville change à vue d’œil. Il ne s’agit pas seulement de routes ou de bâtiments, mais d’une transformation globale, qui touche tous les secteurs et toutes les couches de la population. »
Les habitants, au cœur de la transformation
Pour les habitants, ces changements apportent autant d’optimisme que de défis. Les marchés s’agrandissent, les commerces prospèrent, et les écoles voient arriver de nouveaux enseignants attirés par les meilleures conditions de travail. Mais le rythme rapide des travaux impose aussi des ajustements : circulation perturbée, quartiers en chantier, besoins d’adaptation aux nouvelles infrastructures.
Nadine, infirmière dans un centre de santé rénové, résume ce sentiment partagé : « C’est impressionnant de voir notre ville changer. Nous sentons qu’Oyem a un avenir. Mais il faudra que les services suivent le développement urbain pour que tout le monde en bénéficie. »
Oyem, une ville qui se découvre
À travers ses routes rénovées, ses bâtiments flambant neufs, ses écoles et hôpitaux modernisés, Oyem apparaît comme une ville en pleine renaissance. La transformation, visible sur le terrain, n’est pas seulement architecturale : elle touche la vie quotidienne des habitants, leur mobilité, leur accès à l’eau et à l’électricité, et leurs perspectives d’avenir.
Dans cette capitale régionale en pleine mutation, chaque avenue asphaltée et chaque bâtiment rénové raconte l’histoire d’une ville qui se réinvente sous l’impulsion présidentielle, mais surtout celle d’habitants qui découvrent leur ville sous un jour nouveau, avec espoir et fierté.







