Dans un monde sous tension où chaque mot pèse et chaque silence parle, Marie-Édith Tassyla Doumbeneny avance avec précision. Ministre des Affaires étrangères, elle porte une diplomatie de recentrage et de crédibilité, à l’heure où le Gabon doit se réaffirmer sur la scène internationale, réparer son image et tracer une ligne claire entre héritage, transition et ambition future.
Par Jean-Rovys Dabany
Dans un gouvernement encore très masculin, Marie-Édith Tassyla Doumbeneny, ministre des Affaires étrangères, impose une présence sobre mais déterminée. Sa fonction est stratégique : porter la voix du Gabon dans un monde instable, tout en réparant certaines perceptions héritées de la transition.
Une diplomatie de repositionnement
Elle arrive à un moment charnière. Le Gabon doit rassurer ses partenaires, réaffirmer sa souveraineté, attirer des investissements, et retrouver une lisibilité diplomatique. Chaque déplacement, chaque communiqué, chaque silence compte.
Doumbeneny incarne une diplomatie de reconstruction : moins démonstrative, plus méthodique. Elle sait que l’image internationale du pays ne se redresse pas par les slogans, mais par la cohérence entre discours et actes.
Une femme dans un ministère de puissance
Être femme à la tête de la diplomatie gabonaise n’est pas anodin. Elle évolue dans un univers codifié, exigeant, parfois conservateur. Sa crédibilité se construit sur la maîtrise des dossiers, la fermeté tranquille et la capacité à défendre les intérêts nationaux sans excès de posture.
Son défi est double : réussir sur le fond, et ouvrir la voie sur la forme. Car la diplomatie est aussi un miroir de ce que le pays veut devenir.







