Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy-Bertrand Mapangou, a, lors de l’ouverture de la première session ordinaire du conseil, invité le gouvernement à déclarer l’iboga « patrimoine national inaliénable ».
En choisissant l’iboga comme second thème des travaux de cette session, en plus de celui porté sur les crimes de sang, les membres du conseil souhaitent, selon le président de cette institution, poser ainsi la problématique de la valorisation stratégique d’un patrimoine culturel sacré et génétique « d’une valeur exceptionnelle ».
« Malgré son potentiel reconnu, l’iboga demeure insuffisamment structuré et reste exposé à des risques de surexploitation, de bio-piratage et d’appropriation illégitime des savoirs traditionnels par le pillage du vivant. Pour le CESEC, il est essentiel d’ouvrir une réflexion approfondie sur la structuration d’une filière responsable, la valorisation scientifique et médicale encadrée, ainsi que la protection juridique et éthique des connaissances ancestrales endogènes », a déclaré le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel, Guy-Bertrand Mapangou.
M. Mapangou estime en effet que, pendant que des laboratoires étrangers s’emparent de ses vertus en déposant des milliers de brevets et érigent des cliniques à travers le monde, le Gabon ne peut, et ne doit plus, rester spectateur de sa propre spoliation.
Les membres du Conseil vont ainsi s’atteler à mener des réflexions afin de produire des réponses adaptées et d’orienter les politiques publiques vers des solutions durables et respectueuses des valeurs sociales, traditionnelles et culturelles du pays, au bénéfice des générations présentes et futures.







