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mardi, avril 7, 2026
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Financement vert : 11,4 milliards FCFA pour renforcer les capacités forestières du Gabon

Le Gabon vient de franchir une nouvelle étape dans le financement de sa politique environnementale et forestière, avec l’appui de la France à travers l’Agence française de développement (AFD). Une convention de financement d’un montant de 17,5 millions d’euros, soit un peu plus de 11,4 milliards de FCFA, a été officiellement conclue dans le cadre du projet de Renforcement des infrastructures et des moyens opérationnels des services déconcentrés (RIMOSD).

Cet accord a été paraphé par les autorités gabonaises en charge de l’économie et des ressources forestières, aux côtés des représentants de l’État français et de l’AFD, en présence du vice-président du gouvernement. Il s’inscrit dans une dynamique de coopération bilatérale axée sur la gestion durable des ressources naturelles, un pilier stratégique pour l’économie gabonaise. Le financement mobilisé provient du mécanisme de conversion de dette entre la France et le Gabon, un dispositif qui permet de réorienter des créances en investissements dans des secteurs prioritaires, en l’occurrence la préservation des écosystèmes forestiers. Cette enveloppe vise à renforcer les capacités opérationnelles des administrations locales en charge de l’environnement, souvent confrontées à un déficit d’équipements et d’infrastructures.

Sur le plan opérationnel, le projet RIMOSD ambitionne de moderniser les conditions de travail des agents déployés sur le terrain. Il prévoit notamment la construction et la réhabilitation de bâtiments administratifs, la mise à disposition de logements de fonction, ainsi que l’acquisition d’équipements techniques adaptés aux missions de surveillance et de contrôle. L’objectif est d’améliorer l’efficacité de l’action publique en matière de lutte contre l’exploitation illégale des ressources et de garantir une meilleure traçabilité des filières forestières. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large visant à concilier valorisation économique du bois et préservation du capital naturel. Le renforcement de la chaîne de contrôle, depuis l’exploitation jusqu’à l’exportation, constitue un enjeu clé pour sécuriser les recettes du secteur et répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux en matière de durabilité.

En marge de la signature de la convention, les autorités ont procédé à la mise en service de deux infrastructures structurantes à Libreville. La première est un espace sécurisé destiné au stockage des ivoires saisis, conçu pour garantir leur conservation et leur traçabilité. La seconde concerne une plateforme dédiée au suivi du bois, intégrant un système national de traçabilité permettant de retracer l’origine et le parcours des produits forestiers jusqu’à leur transformation et leur exportation. Ces réalisations, également financées dans le cadre de l’accord de conversion de dette, illustrent la volonté des pouvoirs publics de renforcer la gouvernance du secteur forestier. À terme, elles devraient contribuer à consolider la crédibilité du Gabon sur les marchés internationaux, tout en soutenant une exploitation plus responsable de ses ressources naturelles, essentielle à la diversification de son économie.

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