Total Energies et ses partenaires prévoient d’investir jusqu’à 10 milliards de dollars en Angola au cours des cinq prochaines années. Cette enveloppe doit soutenir la production, l’exploration et le développement de nouveaux projets, alors que Luanda cherche à maintenir sa production autour d’un million de barils par jour.
Un investissement pour maintenir la production.
L’annonce intervient dans un contexte de maturité des champs offshore angolais. Total Energies, premier opérateur pétrolier du pays, produit actuellement environ 450 000 barils par jour en Angola. Le groupe entend maintenir ce niveau grâce à de nouveaux investissements dans plusieurs projets, avec l’objectif plus large du pays de préserver une production nationale proche du million de barils quotidiens.
Parmi les principaux projets figure Kaminho, développé dans le bassin du Kwanza. D’un coût estimé à 6 milliards de dollars, ce projet offshore doit entrer en production en 2028. Il s’appuiera sur un nouveau FPSO et doit contribuer au renouvellement des capacités de production angolaises. Pour Total Energies, ces investissements répondent ainsi à un enjeu de maintien des volumes dans un environnement pétrolier où plusieurs champs arrivent à maturité.
L’exploration retrouve une place centrale.
La stratégie ne repose toutefois pas uniquement sur les projets déjà engagés. Le 10 septembre, Total Energies a annoncé une nouvelle découverte sur le Bloc 17, baptisée Acacia-5. Découverte en juin, elle doit être mise en production dans un délai de trois mois grâce aux capacités disponibles du FPSO Pazflor. Elle devrait apporter environ 6 000 barils supplémentaires par jour à la production du bloc.
Le groupe a également signé avec l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG) pour entrer sur les blocs d’exploration 17/25 et 32/21, avec une participation opérée de 40 %. Leur proximité avec des infrastructures existantes doit permettre, à terme, de raccorder plus facilement de nouvelles ressources et de réduire les coûts de développement.
Un signal pour le golfe de Guinée.
Cette offensive confirme que les capitaux restent disponibles pour les hydrocarbures africains lorsque les projets présentent un potentiel de production et des conditions de développement compétitives. L’Angola cherche parallèlement à renforcer l’attractivité de son secteur à travers des réformes réglementaires destinées à relancer l’exploration. Pour les autres producteurs du golfe de Guinée, cette dynamique constitue un signal important. L’enjeu n’est plus seulement de disposer de réserves, mais de transformer rapidement les ressources en projets rentables, capables d’attirer les investissements et de prolonger la durée de vie de la production. L’Angola mise ainsi sur l’exploration, les infrastructures existantes et l’accélération des développements pour conserver sa place parmi les principaux producteurs africains.







