Libreville, 17 juillet 2026 La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) anticipe un nouveau ralentissement de la filière bois gabonaise en 2026. Dans ses dernières prévisions économiques, l’institution estime que la production nationale devrait atteindre 3,1 millions de mètres cubes, confirmant une tendance baissière observée depuis trois ans.
Cette évolution devrait contribuer au repli des exportations de bois de la CEMAC, attendues en baisse de 7,3 % l’an prochain, dans un contexte marqué par le ralentissement de la demande internationale.
Selon la BEAC, la filière continue de subir les effets de deux facteurs principaux : la politique gabonaise d’interdiction des exportations de grumes, qui favorise la transformation locale du bois, et la faiblesse persistante du marché mondial, notamment en Chine, premier importateur de bois tropicaux. La concurrence du pin brésilien, commercialisé à des prix plus compétitifs, accentue également la pression sur les producteurs africains.
Cette conjoncture a déjà pesé sur les performances du secteur. En 2025, les recettes d’exportation du bois gabonais ont reculé de 23,7 %, tandis que plusieurs opérateurs ont enregistré une baisse de leur activité.
Ces prévisions interviennent dans un contexte où la filière bois demeure un secteur clé de l’économie gabonaise, malgré un environnement international moins favorable. Les professionnels restent confrontés au ralentissement de la demande asiatique, en particulier en Chine, ainsi qu’à une concurrence accrue sur le marché des bois tropicaux.
Pour la BEAC, l’évolution de la conjoncture mondiale continuera de peser sur les performances du secteur en 2026, même si la politique de transformation locale engagée par le Gabon devrait permettre de préserver une partie de la valeur ajoutée créée par la filière.






