Le gouvernement gabonais a officiellement lancé, mardi à Libreville, les conférences budgétaires consacrées à l’élaboration du projet de loi de finances 2027. À cette occasion, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a appelé les membres de l’exécutif à conduire les arbitrages budgétaires dans un esprit de rigueur, de concertation et de réalisme, afin d’améliorer la qualité de la programmation des finances publiques.
À la veille de l’ouverture des travaux, Hermann Immongault s’est entretenu avec le ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Thierry Minko, pour arrêter les orientations générales qui guideront la préparation du prochain budget de l’État.
Selon Thierry Minko, les conférences budgétaires se dérouleront en deux étapes : une phase ministérielle, destinée à recueillir les besoins des différents départements, puis une phase technique consacrée aux arbitrages financiers. Cette démarche vise à mieux hiérarchiser les dépenses publiques et à assurer une répartition des ressources conforme aux priorités du gouvernement.
Les autorités entendent notamment orienter les crédits vers les secteurs à forte portée sociale, tout en maintenant les investissements inscrits dans le Plan national de croissance et de développement (PNCD), qui constitue désormais le principal cadre de référence de la politique d’investissement public.
Le ministre de l’Économie a par ailleurs assuré que les négociations en cours avec le Fonds monétaire international (FMI) ne remettront pas en cause les acquis sociaux. Le futur budget devra, selon lui, préserver les politiques en faveur du pouvoir d’achat et soutenir les investissements prioritaires nécessaires à la croissance économique.
Pour sa part, Hermann Immongault a insisté sur la nécessité de tirer les enseignements des précédents exercices budgétaires. Il a exhorté les membres du gouvernement à élaborer des prévisions plus réalistes afin de limiter les ajustements en cours d’exercice et de faciliter l’examen du budget devant le Parlement.
Conformément au calendrier institutionnel, le projet de loi de finances 2027 sera successivement soumis pour avis au Conseil économique, social et environnemental, à la Cour des comptes et au Conseil d’État avant son dépôt à l’Assemblée nationale.
À travers cet exercice, l’exécutif entend présenter un budget plus cohérent, conciliant maîtrise des finances publiques, poursuite des investissements structurants et mise en œuvre des objectifs du Plan national de croissance et de développement






