La Société Équatoriale des Mines vise 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires d’ici 2030

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La Société Équatoriale des Mines (SEM), entreprise publique gabonaise active dans le secteur minier depuis sa création en 2011, entend jouer un rôle central dans la transformation industrielle du secteur minier national. Elle intervient au nom de l’État dans l’exploration, la valorisation, la transformation et la commercialisation des ressources minières du pays.  

Dans le cadre de sa stratégie de développement quinquennal 2026‑2030, la SEM a défini des objectifs ambitieux pour accroître fortement son chiffre d’affaires. Alors qu’il était historiquement modeste (seulement environ 6,3 milliards de FCFA actuellement), la direction générale ambitionne désormais de réaliser des **revenus compris entre environ 600 milliards de FCFA et l’équivalent d’**1 milliard de dollars américains d’ici 2030. Cette transformation impliquerait une mutation profonde de l’entreprise : de simple opérateur partenarial, elle doit devenir une société minière industrielle de référence sur le continent.  

L’un des axes stratégiques majeurs de cette montée en puissance repose sur le développement des projets aurifères à grande échelle, notamment dans les zones de Minkié et de Mitzic, connues pour leur potentiel en or primaire. Cette orientation s’inscrit dans une volonté d’aller au‑delà de l’exploitation artisanale et d’installer une extraction industrielle plus structurée et traçable.  

Autre pierre angulaire du plan : la Raffinerie gabonaise de l’or (RGO), située dans la Zone économique spéciale de Nkok, qui possède une capacité de traitement d’environ 7 à 10 tonnes d’or par an. En misant sur un traitement et une transformation locale accrues, la SEM entend non seulement ajouter de la valeur au minerai extrait, mais aussi renforcer la souveraineté économique du Gabon en réduisant la dépendance aux exportations de matières premières brutes.  

La SEM s’appuie aussi sur un réseau de filiales spécialisées pour structurer différentes branches du secteur minier : MISCO pour l’exploitation aurifère, RGO pour le raffinage de l’or, CGCO pour la collecte et la traçabilité de l’or artisanal, 3MC pour les matériaux de carrière. 

En outre, la transformation de la SEM s’inscrit dans une vision plus large du gouvernement gabonais, qui vise à stimuler le potentiel minier national, attirer des investisseurs et développer le secteur au‑delà de la traditionnelle exploitation du manganèse et du pétrole, afin de diversifier l’économie et créer de la valeur locale.  

La Rédaction